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Chapitre 8 · 1940 à 1944

Les années grises

Une puissance étrangère imaginaire, le Directoire du Nord, occupe Paris. La Révolution, c'est la Résistance ; l'Ordre, c'est la Préfecture et la police de la ville, dont la meilleure fin est de se retourner contre l'occupant au bon moment.

Carte
20 quartiers
Journal
L'Avis de Paris
Éclairage des rues
Lumière électrique

Les niveaux

  1. La ville vide15 juin 1940
  2. Les étudiants à l'Arc11 novembre 1940
  3. L'encre et le papier1er septembre 1941
  4. La taupe2 mars 1942
  5. La réquisition16 février 1943
  6. Paris se soulève19 août 1944
  7. Interlude 8
    Après le final du chapitre 8 : Les années grisesBriser le sceau
Chapitre 8 : Les années grisesScellé pour ne rien vous gâcher de l'histoire.Briser le sceau

Le livret s'ouvre

Prologue

En juin 1940, les armées du Directoire du Nord franchirent la frontière et les défenses du pays s'effondrèrent en quelques semaines. Le gouvernement quitta la capitale, et deux Parisiens sur trois en firent autant.

Si l'interlude s'est terminé ainsi : Simone a pactisé avec les ligues.

Six ans plus tôt, quelqu'un avait passé un accord avec les ligues sur le pont. Leurs hommes attendaient maintenant l'occupant, leurs listes toutes prêtes.

Si l'interlude s'est terminé ainsi : Les ligues ont atteint la Chambre.

Six ans plus tôt, les ligues avaient atteint la Chambre. Les hommes qui avaient défilé avec elles ne regrettaient pas la chute de la République.

Sinon

Six ans plus tôt, les ligues avaient été arrêtées au pont. Leurs hommes n'avaient pas oublié, ceux de la République non plus.

Si l'interlude s'est terminé ainsi : L'accord a été signé aux conditions des ouvriers.

L'été 1936 avait laissé les quartiers ouvriers organisés : il y avait des gens qui savaient se réunir sans être vus.

Si l'interlude s'est terminé ainsi : L'accord a été signé aux conditions du gouvernement.

L'accord de 1936 avait été signé aux conditions du gouvernement, et la Préfecture avait gardé ses amis.

Sinon

L'été 1936 avait mal fini, et la ville se souvenait de qui avait tiré.

Les factions

La Révolution

Comité de libération
Hommes politiques et dirigeants syndicaux dans la clandestinité, qui veulent leur mot à dire sur l'après.
Francs-tireurs
Les groupes armés du colonel Sorel, impatients de l'insurrection.
Réseaux
Cellules, agents de liaison et opérateurs radio, chacun en sachant le moins possible : les gens de Pierre Lenoir.
Presse clandestine
Les presses de Madeleine Aubry, les étudiants et les poètes qui signent de faux noms.

La Loi

Préfecture
Le préfet Henri Marchetti et son administration, qui se disent qu'ils protègent la ville.
Police
Les brigades de police des vingt arrondissements : patrouilles, couvre-feu, files d'attente.
Brigades spéciales
La police politique. Quelque part parmi eux, quelques hommes qui tiennent leur propre liste.
Indicateurs
Les lettres non signées, les concierges et les indicateurs payés.
Entrepreneurs
Les entreprises qui travaillent pour le Directoire, et s'en portent bien.

Factions neutres

L'Église
Commerçants
La presse autorisée
Le marché noir
Les Alliés
Les gouvernements qui combattent encore le Directoire depuis l'étranger. Ils parachutent armes et argent à ceux en qui ils ont confiance.
Les Parisiens
Collaborateurs
Les hommes des anciennes ligues et d'autres qui servent l'occupant. Avec le pacte des ligues de 1934 derrière eux, ils sont forts.

Personnages

  • Le gouverneur Aldric Harl, du Directoire du Nord
  • Le préfet Henri Marchetti
  • Le colonel Sorel, chef de la Résistance
  • Madeleine Aubry, imprimeuse clandestine
  • Pierre Lenoir, opérateur radio
  • Jacqueline, étudiante
  • Claire, magistrate

Le livret se referme

Après le final du chapitre 8 : Les années grisesScellé pour ne rien vous gâcher de l'histoire.Briser le sceau

Épilogue

Si la Révolution a gagné Paris se soulève

Les cloches sonnèrent la libération. Il restait à la ville à décider que faire de ceux qui avaient servi l'occupant.

Sinon

La Préfecture avait traversé les années grises. Il lui fallait maintenant s'en expliquer.

Les réverbères se rallumèrent dans les rues après quatre ans de black-out.